Stage percussions corporelles

Percussions corporelles stageUn stage « percussions corporelles et chants du monde » est proposé le samedi 14 novembre, de 14h à 17h, au Conservatoire de Musique et de Danse de Villiers-sur-Marne  (5 place Remoiville – 94355 Villiers-sur-Marne).

Cet atelier, proposé par les artistes musiciennes Lilian Akemi Chinem (professeur TEMPO) et Sandrine Monlezun, vous invite à découvrir, explorer et approfondir le langage de la musique produite par le corps, à travers ses plusieurs possibilités sonores (voix, chant, percussions corporelles et vocales), autour d’un répertoire de chants du monde.

Ce stage, accessible à tous (sans connaissance musicale spécifique nécessaire) vous proposera, entre autres :

– des exercices de concentration, d’écoute et de conscience du travail en groupe;
– des jeux d’exploration des timbres et rythmes en percussions corporelles et vocales;
–  une meilleure prise de conscience de la relation entre le chant et le mouvement du corps;
– des temps de découverte et mise en place de chants et de rythmes spécifiques;
 – des exercices de variation et d’improvisation sur les chansons proposées;
– un espace libre de création de pièces musicales collectives.

N’hésitez pas à vous inscrire, quel que soit votre niveau de pratique musicale, pour découvrir la richesse d’une approche corporelle, intuitive, créative de la musique, au travers du riche répertoire des chants du monde.

Tarif par personne : 25 euros.

Inscriptions : sandrinester@gmail.com

Chants traditionnels pour enfants

Chansons traditionnelles pour enfantsLa musique ancienne est un patrimoine riche et toujours apprécié des enfants. Des mélodies populaires, faciles à mémoriser, et qui se prêtent fréquemment à quelques pas de danse, en groupe, ce qui permet une approche corporelle de la musique. Le Petit Choeur et les Musiciens de Mademoiselle de Guise ont produit deux beaux albums : « Mironton Mirontaine » et « Gai Luron, Lurette » (édition Bayard Musique). Les Musiciens de Mademoiselle de Guise, dirigé par Laurence Pottier, fait revivre la musique ancienne, jouée su des instruments d’époque.  Des sonorités musicales riches et agréables, que l’ensemble fait partager aux enfants au travers de ces deux albums. Chaque chant est porté par un généreux accompagnement instrumental, avec des instruments des XVIe au XVIIe siècles. Cromorne, viole de gambe, cornet, flûte à bec, cornemuse, archiluth, … C’est donc un réel plaisir que d’écouter plusieurs fois chaque chant avant de commencer à le chanter avec les enfants.

CD1 – Mironton Mirontaine

8 chants, accompagnés de plusieurs morceaux purement instrumentaux. Si certains sont déjà bien connus (J’ai du bon tabac ; frère Jacques ; Malbrough s’en va en guerre), leur interprétation est toujours intéressante et agréable. Compagnon de la Marjolaine (#2) est entraînant – le chant est long, mais les paroles se répètent, donc il peut rester mémorisable par des enfants, et peut être chanté sous la forme d’un dialogue. C’était Anne de Bretagne (#4) est frais et sympathique. La fourmi et la cigale (#7) inspiré de La Fontaine, est sans doute plus facile à écouter qu’à chanter. Joseph est bien marié, d’inspiration biblique, est un cantique de Noël très connu à l’époque baroque, dont les paroles sont sans doute compliquées pour de jeunes enfants.

CD2 – Gai luron lurette

Plus riche encore que le premier volume, le CD2 offre 12 chants traditionnels, entrecoupés de morceaux instrumentaux. J’ai vu le loup, le r’nard, le lièvre (#1) n’a aucun rapport avec Tri Yann et la belette, mais reste un chant très vif, qui permettra de travailler la diction. L’alouette et le pinson (#2) une chanson de mariage entraînante (à chanter « sans traîner »). Martin prend sa serpe (#7) est très amusant, joyeux, et permet un travail sur différents rythmes. Jésus Christ s’habille en pauvre (#9), inspiré de l’histoire de Lazare et du mauvais riche, est sans doute difficile à chanter (sans accompagnement musical), et la fin est un peu dure (« tandis que votre mari, Madame, en enfer ira brûler »). Si le Roy m’avait donné (#11) sur l’air de « la bonne aventure au gué », est agréable à chanter, mais il faut vouloir expliquer aux enfants l’intérêt du Roy Henry pour « la mie » des autres… La fille au Roi Louis (#12) est un chant très long et triste. Plus besoin de présenter Dans les prisons de Nantes (#14) dans une interprétation agréable avec un refrain entraînant. La fille miraculeusement changée en cane (#15) aborde le thème d’une jeune fille assidûment poursuivie par un capitaine, contrainte de se transformer en cane pour lui échapper – un thème qui n’est pas forcément facile à aborder avec les enfants. Margot (#16) est un chant très entraînant, qui peut être chanté en plusieurs groupes, et fait travailler la diction. Jean de Nivelle (#17), sur un air qui fait penser à Cadet Rousselle, est également très agréable, peut-être en enlevant le second paragraphe pour les enfants (les trois enfants de Jean sont respectivement sans nez, sans dent, et sans cervelle, pas très sympa !). Enfin Jean Petit qui danse (#24) est peut-être plus connu : c’est une chanson simple, à répétition, qui peut être gestuée.

Ces deux recueils permettront donc aux enseignants, pour un projet musical en primaire notamment (ou pour les grandes sections de maternelle), d’aborder un large répertoire de chants anciens connus et moins connus : l’accompagnement musical est extrèmement agréable et offrira donc aux enseignants la possibilité de présenter également les instruments de cette époque. Certains chants se prêtent particulièrement bien à un accompagnement gestué ou dansé – une approche corporelle et collective de la musique qui permet tout naturellement de développer les talents de motricité et de coordination des enfants.

Soutenez le nouvel album d’Athénaïs

Athénaïs est un ensemble vocal féminin composée de 6 chanteuses, accompagnées d’une basse continue – viole de gambe et orgue – qui explore le répertoire de la musique sacrée de l’époque baroque. Athénaïs « ressuscite » souvent des pièces vocales perdues. L’ensemble se produit régulièrement en concert, et a déjà enregistré deux disques : leur dernière production,  O Amor Jesu, a reçu l’Orphée d’Or 2015 du meilleur enregistrement de musique sacrée. Athénaïs prépare actuellement un troisième CD, Regina Caeli, autour de chants à la Vierge. Ils ont besoin d’un mini coup de pouce via KissKissBankBank, n’hésitez pas à les soutenir !

Une chorale qui bouge

Westminster Chorus : le nom peut être trompeur, n’allez pas les chercher de l’autre côté de la Manche, il faut franchir l’Atlantique – puis traverser les Etats-Unis jusqu’à la côte ouest. C’est en Californie, dans le conté d’Orange, que vous trouverez la petite ville de Westminster. Le Westminster Chorus est issu d’un « barbershop chapter » qui existait dans la ville depuis une cinquantaine d’années. Qu’est-ce qu’un barbershop chapter (ou barbershop chorus) ? Littéralement « choeur du barbier », c’est un style de chant choral a cappella, d’origine afro-américaine, influé par le gospel. Il apparaît au début du XXe siècle, chez les barbiers, dont il a conservé le nom. Sur le plan musical, il se caractérise par quatre parties d’accords consonants pour chaque note mélodique. Chacune des parties a son propre rôle : en principe, le lead vocal (chanteur principal) chante la mélodie, le ténor harmonise sur la mélodie, la basse chante les notes d’harmonie les plus graves et le baryton complète l’accord. Le barbershop a connu son âge d’or dans les années 1910-1930, mais il est resté relativement populaire aux Etats-Unis et au Canada notamment.

Pour revenir à Westminster, le barbershop chapter local prend un « coup de jeune » quand il est repris en main par un groupe de jeunes en 2002. Depuis, il a grandi (en taille et en qualité musicale), jusqu’à recevoir de nombreux prix dans des concours internationaux de choeur, notamment par la Barbershop Harmony Society. Il a même été couronné « Choir of the World » (meilleure chorale du monde…) en 2009. Ecoutez le Westminster Chorus interpréter Strike Up the Band, et vous découvrirez, au delà de la qualité vocale de l’ensemble, d’autres éléments importants du barbershop : une approche très corporelle et ludique du chant, qui rappelle notamment ce qui peut être proposé dans nos ateliers de percussions corporelles. Par la gestuelle et la chorégraphie, la musique est portée par chaque chanteur, et par l’ensemble du choeur, dans une belle harmonie.

La rentrée en musique, c’est bon !

Pour fêter la rentrée, le Figaro nous offre aujourd’hui article rappelant les bienfaits de la musique pour le cerveau. Il est toujours intéressant de constater que de nouvelles recherches scientifiques démontrent tout ce que la pratique musicale apporte à la personne, y compris après des accidents graves, ou pour des maladies pour lesquelles il reste encore beaucoup à faire, comme Parkinson.

Le Figaro Santé – les bienfaits de la musique pour le cerveau

TEMPO anime des ateliers musicaux en résidence senior et maison de retraite : chorale, et également percussions, accessibles à tous les résidents, car il n’y a pas d’âge pour s’épanouir en musique ! Mais nous intervenons également dans une cinquantaine de crèches, halte-garderie, relais d’assistantes maternelles, pour des ateliers d’éveil musical auprès d’enfants à partir de 3 mois,  plusieurs dizaines d’écoles maternelles et primaires, dans des centres de loisirs, collèges, lycées, … Et pour les adultes, découvrez les bienfaits de la musique directement dans votre entreprise : des ateliers à l’heure du déjeuner, ou un teambuilding musique pour développer l’esprit d’équipe !

TEMPO vous souhaite une très belle rentrée, en musique !

Les pédagogies actives de la musique

Professeur, éducateur, parent, … vous avez peut-être déjà entendu le terme de « pédagogie active » au cours de vos études, lectures ou conversations. De manière générale, on parle de « pédagogie active », dans le sens où l’apprenant est en position « active ». Les pédagogies actives sont fondées en effet sur le principe pédagogique suivant : l’apprenant est acteur de ses apprentissages ; il découvre et construit ses savoirs à travers des situations concrètes de jeu, de recherches personnelles et collectives. En anglais, « active learning » illustre mieux l’action de l’apprenant dans la démarche d’apprentissage. Faudrait-il donc parler en français d’apprentissage actif ?

En partageant ces premiers éléments de définition, nous découvrons qu’il s’agit donc d’un concept assez large ; sans chercher à tracer des oppositions, les méthodes actives se positionnent en particulier par rapport à un enseignement plus « transmissif ». Dans le contexte actuel, où chaque individu se retrouve face à une quantité immense d’informations « brutes » disponibles, un flot continu de données, plus ou moins subi, et doit savoir prendre des décisions rapidement, dans un contexte complexe et évolutif, les méthodes actives semblent être particulièrement pertinentes.

Les chercheurs en sciences cognitives ont mis en évidence l’aspect constructif de l’apprentissage : c’est en construisant la connaissance soi-même, notamment en l’articulant avec d’autres concepts déjà acquis, qu’on apprend le mieux. Il est également montré qu’une dynamique positive d’apprentissage se met en place grâce à une plus grande interaction entre les apprenants : les pédagogies actives font en général une part importante à cette démarche collective. Il n’y a bien sûr pas une méthode pédagogique parfaite et adaptée à chaque enseignant et à chaque apprenant, mais les différentes approches doivent savoir se combiner en fonction des publics et des sujets.

Dans ce court article, nous nous intéresserons uniquement aux pédagogies ou méthodes actives dans le domaine de l’enseignement musical général – nous n’aborderons pas les méthodes actives d’apprentissage de l’instrument (par exemple la méthode Suzuki pour l’apprentissage du violon). Ces pédagogies de la musique sont « actives » à plus d’un titre : non seulement par le positionnement d’apprentissage de l’élève, mais aussi parce qu’elles donnent toutes une place importante au corps et au mouvement, dans l’apprentissage de la musique.

Les principales méthodes actives d’apprentissage de la musique ont apparu entre les deux guerres mondiales (tout en signalant le travail précurseur de la pédagogue musicale française Marie Jaëll). Ces nouvelles formes de pédagogie de la musique doivent en grande partie leur naissance à un mouvement de recherche pédagogique important à cette époque, marqué notamment par Maria Montessori (l’éducation n’est pas qu’une transmission de savoirs, mais l’accompagnement du développement naturel de l’enfant) ou, plus tard, Célestin Freinet, qui insiste sur l’expression libre des enfants et sur le travail de groupe.

Ces intuitions pédagogiques sont accueillies, intégrées et développées par des pédagogues de la musique. Il est notamment permis de signaler :

La pédagogie musicale Carl Orff n’est pas une méthode au sens strict, mais plutôt un corpus d’orientations pédagogiques dont le but premier est de favoriser un développement harmonieux de l’enfant grâce à la musique dite élémentaire et le mouvement. Non élitiste et ludique, elle s’adresse à tous, et non pas uniquement aux enfants. Elle se pratique en groupe et utilise un ensemble de petites percussions (xylophones, métallophones, etc.), appelé « instrumentarium Orff ». Cette pédagogie utilise comme support des œuvres du répertoire traditionnel de toutes les cultures tout en favorisant la création et l’improvisation. Le chant, la danse, le mouvement, le théâtre, les percussions corporelles… y trouvent une place toute aussi importante que la technique instrumentale et musicale.

La pédagogie musicale Willems s’appuie sur quelques principes fondamentaux :

  • L’éducation musicale doit être un moyen de favoriser l’épanouissement de l’être humain. Tout enfant, doué ou non, doit pouvoir profiter de cet « élément culturel de premier ordre» qu’est la musique.
  • Les débuts sont de toute première importance : « Une fois les débuts bien établis, le reste suit logiquement, selon les lois de la vie». L’initiation musicale s’appuie sur la participation active des élèves, autour de chansons, d’exercices d’audition, de rythmes et de mouvements corporels, pendant deux ou trois années, avant d’entamer véritablement l’étude du solfège et de l’instrument.
  • La pratique doit précéder la transmission des connaissances formelles et théoriques. Il convient donc de privilégier les sources de vie des éléments musicaux : rythme, mélodie, harmonie, improvisation, composition… Pour Willems, « La source de vie des éléments musicaux se trouve non dans la connaissance des enseignements scolaires, mais dans l’être humain», dans sa multiple nature, motrice, sensorielle, affective et mentale — c’est-à-dire, l’être humain dans sa globalité, « en harmonie avec l’univers ».

« Par l’enseignement de l’art, favoriser l’épanouissement de la personne » (Ginette Martenot). La pédagogie musicale Martenot vise à développer les qualités sensibles, corporelles et intellectuelles de l’instrument humain :

  • Les arts sont partie prenante de l’éducation.
  • L’être est une globalité.
  • Le sensible est un accès à l’intellect, (la pratique précède la théorie).
  • La mémoire musculaire est indélébile.
  • L’abord d’une difficulté à la fois facilite l’apprentissage.
  • Être musicien c’est penser la musique.
  • L’esprit ludique est une condition de la qualité de l’effort.
  • L’apprentissage n’est jamais une position d’échec.

« En respectant à la fois un ordre, une structure ferme et la souplesse d’un climat de confiance et de joie, nous ouvrons les portes à l’improvisation et à la création : tout devient possible » (M. Martenot).

La pédagogie musicale Dalcroze insiste sur les liens naturels entre le mouvement corporel et le mouvement musical. C’est donc en passant par le corps que les facultés artistiques et musicales vont se développer naturellement, autour de trois piliers : la rythmique, le solfège et l’improvisation. La rythmique, par exemple, est abordée au travers de la stimulation de la motricité globale, la perception et la conscience corporelle. C’est le corps qui est considéré comme le premier instrument du musicien, celui qui lui permet en premier lieu de vivre et transmettre sa musicalité. De la même manière, les notions de solfège sont inscrites via un ancrage corporel, au travers d’exercices d’improvisation, de réaction, de coordination ou de dissociation. C’est le souvenir corporel qui servira de base à partir de laquelle l’élève pourra relier l’expérience vécue à un concept solfégique théorique.

La pédagogie musicale Kodaly (qui n’est pas à proprement parler, issue de Kodaly, mais qui a été développée par la suite) a marqué fortement la culture scolaire hongroise : la musique tient aujourd’hui une part importante dans le cursus général des écoles primaires du pays. Kodaly insistait à juste raison sur l’importance de la musique dans la formation générale : en aucun cas la pratique musicale ne doit être « réservée » à un petit nombre d’enfants « doués pour la musique ». Le chant (avec un intérêt tout particulier pour le chant « folklorique » ou traditionnel) est considéré comme la porte d’entrée vers la musique – il permet de percevoir la musique sans le « medium » de l’instrument. Il préconise par ailleurs une initiation musicale le plus jeune possible. L’apprentissage de la musique passe d’abord par l’écoute, le chant et le mouvement avant d’aller vers la théorie. Sur le plan rythmique la pédagogie Kodaly s’inspire notamment des apports de Dalcroze.

Il est important de reconnaître l’apport significatif des méthodes actives dans la dynamique de la pédagogie musicale en France notamment. On ne peut pas opposer « méthodes traditionnelles » enseignées par exemple dans les conservatoires et écoles de musique, et les « méthodes actives » qui feraient l’objet d’un « enseignement parallèle » : indépendamment des noms, revendications et positionnements théoriques, chaque professeur de formation musicale pratique un enseignement qui s’inspire des différentes techniques pédagogiques.

Les méthodes actives partagent un certain nombre de piliers fondamentaux :

  • Une approche « globale » de l’enfant (plus largement, de l’apprenant) et de la musique, dans l’ensemble de ses dimensions (corporelles, intellectuelles, psychiques, culturelles, collectives, …) ;
  • Une dynamique pédagogique qui part de l’expérience, du sensible, et qui amène progressivement vers les notions théoriques ;
  • L’importance du développement des capacités « d’écoute intérieure », de création et d’improvisation ;
  • La place importante accordée au chant ;
  • La dimension collective, ouverte à tous, de l’apprentissage de la musique ;
  • Le jeu comme dynamique de l’apprentissage (ce qui n’est pas antinomique d’un réel programme d’apprentissage, définis en fonction d’objectifs pédagogiques précis).

TEMPO se retrouve dans ces grands principes, mais ne se revendique d’aucune des méthodes actives en particulier. Nous valorisons, chez nos professeurs, la diversité et la richesse des parcours, les qualités pédagogiques et humaines individuelles. Parmi les 70 professeurs de l’équipe TEMPO, plusieurs ont suivi, soit lors de leur formation initiale, soit en formation continue ou stages, des formations aux différentes pédagogies actives de la musique : Martenot, Orff, Dalcroze, Kodaly, Marie Jaëll, Montessori, Willems, … Il est intéressant de noter que de nombreux professeurs sont allés se former auprès de plusieurs de ces sources pédagogiques. C’est sans doute la clef d’une bonne approche pédagogique : ne jamais se laisser « enfermer » dans une méthode ou une école de pensée, mais savoir trouver les bonnes inspirations parmi la diversité de ce qui est proposé. Chaque professeur doit savoir déceler les « pépites » des différentes approches pédagogiques, et pouvoir les réinterpréter et les intégrer dans une approche personnelle. Le talent réel du pédagogue, c’est de trouver, pour chaque apprenant, quelle est le chemin d’apprentissage qui convient à son élève.

Ave Maria d’Arcadelt

Pour la fête de l’Assomption, découvrez l’Ave Maria d’Arcadelt. Jacques Arcadelt est un compositeur et chanteur de l’école franco-flamande, actif principalement à Paris, Rome et Florence. Après sa jeunesse à Namur, il part pour l’Italie où il compose notamment des madrigaux pour Alexandre de Médicis. Il contribue ensuite à la musique de la Chapelle Sixtine, à l’époque de Paul III, pendant une dizaine d’années, puis part pour la France. Il est d’abord maître de chapelle auprès du cardinal Charles de Lorraine, puis devient chantre de la chambre du Roi en 1556.

Arcadelt a composé de nombreuses pièces de musique sacrée : nous sont noamment parvenus 24 motets, une messe, un magnificat, des lamentations, …. mais également de la musique profane, madrigaux et chansons, notamment sur des poémes de Mellin de Saint-Gelais. Ce sont les quelques 250 madrigaux qui font principalement sa renommée, principalement à quatre voix.  Un style qualifié de « simple, élégant, jamais trop complexe ».

Simplicité, élégance, émotion, douceur et méditation sont particulièrement bien portés par cet Ave Maria d’Arcadelt. Mère de Dieu et de l’Eglise, tenant une place importante dans la liturgie et la spiritualité catholique notamment, la Vierge Marie a inspiré de tout temps les musiciens, et plus spécialement depuis le XIIIe siècle où apparaissent les laudes mariales, dans la monodie sacrée en France, en Allemagne, en Angleterre et en Espagne. En musique, les Ave Maria (« je vous salue Marie ») les plus connus ont été composé par Schubert et par Gounod, lequel s’est inspiré d’un prélude de J.S. Bach. L’Ave Maria de Caccini sera aussi familier à beaucoup de nos lecteurs : il n’a pas été composé par Caccini, un musicien du XVIe siècle comme Alcadelt, mais par le compositeur russe Vladimir Vavilov dans les années 1970. Il est devenu très populaire en Russie, dans les pays baltes puis dans le monde entier. Cette prière mariale a également inspiré des musiciens depuis le chant grégorienJosquin des Prez, Pietro Mascagni jusqu’à Gabriel Fauré. L’Ave Maria d’Alcadelt a par ailleurs inspiré Franz Liszt, qui en a composé une oeuvre pour orgue, « Ave Maria – Chanson d’Arcadelt ».

D’autres prières mariales traditionnelles ont également porté l’inspiration des musiciens : pensez au Stabat Mater, Salve Regina, Regina Caeli, Alma Redemptoris Mater…

Sensibiliser les enfants au beau

Un article intéressant de Bénédicte de Saint-Germain (Famille Chrétienne août 2003).
Nous avons le souci de conduire nos enfants au bien, mais au beau ? N’est-ce pas accessoire dans notre éducation, un peu comme une cerise sur un gâteau ? Pourtant, découvrir ensemble des choses belles est, en plus, source de véritables joies familiales.

Céleste, 5 ans, regarde avec ses parents un feu d’artifice. Eblouie, elle s’écrie : « Que c’est beau ! » Puis, d’un ton de reproche : « Pourquoi ne m’as-tu jamais montré cela avant ? » Très tôt, l’enfant a la capacité de s’émerveiller, de s’arrêter devant une feuille d’arbre, un caillou qui brille après la pluie, un feu de bois, un beau visage – comme Pierre, les yeux rivés sur une amie de sa maman : « Elle est belle la dame ! »

Si cette manière de voir n’est pas entretenue, le regard risque de s’émousser. Pour Aude de Kerros, peintre graveur et mère de famille : « Aujourd’hui, on a l’impression de vivre dans un monde d’aveugles. Nous sommes entourés d’images et pourtant elles passent parce qu’elle ne sont pas décryptées. Devant un tableau, on ne se pose même plus la question de savoir ce que cela veut dire ».

Le beau est à la portée de tous

Le rôle des parents est essentiel. « Ce serait grave de laisser un enfant ne pas voir », dit Jean-François Kieffer, dessinateur de BD, le créateur de Loupio. Repérons d’abord la façon dont l’enfant perçoit le monde : certains ont une perception visuelle, d’autres, une sensibilité auditive. Ainsi, François est passionné par les couleurs d’un champ de tulipes, tandis que son frère shoote dans un ballon sans rien voir ; mais de retour à la maison, c’est le footballeur en herbe qui s’arrêtera, attiré par une musique. Inutile d’abreuver un enfant de peinture s’il est plutôt sensible aux sons.

Où trouver de la beauté ? Partout ! Y compris dans la vie quotidienne. « Même dans la publicité il y a des choses belles », dit Jean-François Kieffer. En vacances, un détour par un atelier de potier permettra d’admirer la beauté des formes. La nature qui se déploie est aussi fascinante. Pourquoi ne pas inviter les enfants à planter un rosier, un haricot, un fraisier, et admirer avec eux la pousse des feuilles, des bourgeons et des fleurs ? De leur côté, les plus grands découvriront peut-être avec intérêt l’harmonie du mouvement des astres, la proportion d’une structure moléculaire. Photos, films, tableaux, musiques – autant de sujets d’émerveillement à partager (« lire l’interview de Marie-Pierre Picot ».

Mais la beauté ne réside pas que dans les choses, les enfants savent la reconnaître dans des gestes, des attitudes… La bonté, la tendresse, la délicatesse rayonnent. Dans La Musique d’une vie, Andréï Makine raconte comment il a passé une nuit dans la salle d’attente d’une gare au fin fond de la Russie. Contemplant ses compagnons d’infortune, il ne note que laideur et… ronflements. Seul éclat de lumière au milieu de cette grisaille : une mère allaitant son enfant.

Comment familiariser nos enfants avec la beauté ?

« Si les parents se promènent dans une exposition en restant indifférents, les enfants le sentent », note Flore Talamon, scénariste de BD et journaliste dans la presse pour jeunes. « L’attirance pour le beau se transmet à condition que l’on aime soi-même ce que l’on montre. » Un conseil pour éviter les ratés : essayer d’aller voir à l’avance les expos ou au moins glaner des échos de personnes qui les ont déjà vues. Rien de pire qu’une sortie inadaptée qui fait naître mauvais esprit, moqueries ou ennui…

En vacances, la famille est plus disponible. Pour Anne Renon-Barek, mère de trois enfants, artiste, et professeur d’art plastique, « une nuit d’été en bateau est un fabuleux moment de contemplation ». « Il faut beaucoup donner à voir », souligne Aude de Kerros, qui s’est longuement promenée dans la nature et dans les musées avec ses enfants. Même écho chez Flore, pour qui la sculpture est un bon moyen d’intéresser les petits à l’art. « Une statue est vivante. En la regardant, on peut imaginer et rêver. » Greffer une histoire sur quelque chose de beau, voilà une façon facile et amusante de captiver les enfants. Aude de Kerros a appris la mythologie pour expliquer les étoiles et la botanique pour raconter l’origine des plantes.

« Mais attention à l’overdose ! signale Florence, mère de sept enfants. Nous veillons toujours à quitter un monument ou un musée avant que les enfants soient saturés. » « Lorsque je visite une expo avec mes élèves, je les emmène voir un seul tableau, sur lequel nous pouvons travailler », confirme Anne Renon-Barek. Autre impératif : tenir compte de l’état physique des enfants. Inutile de vouloir faire apprécier un Vermeer à un enfant qui a faim. Mieux vaut un petit en-cas qu’une grosse crise !

Aujourd’hui, les musées s’adaptent aux enfants et bâtissent souvent des visites vivantes. Très souvent, des guides spécifiques sont proposés – il suffit de les demander à l’entrée. Une sortie bien préparée est une garantie de réussite. Internet est précieux, tout comme les guides culturels spécifiques pour les sorties d’enfants : ils proposent les meilleurs plans, des formules testées, et donnent une multitude de renseignements. Mais cela ne dispense pas d’une « préparation maison » quand c’est possible : feuilleter un catalogue d’exposition, avant un concert écouter l’un des morceaux joués… Avoir déjà vu ou entendu aide l’attention à se fixer. Une initiation préalable est indispensable pour une pièce de théâtre. « Même une pièce de Molière requiert quelques explications pour un enfant », remarque Flore. Qui ajoute : « Nous choisissons nos expositions en fonction des centres d’intérêt de la famille. Pour mon garçon de 5 ans par exemple, pour le moment, ce sont les animaux et la chasse ».

Aimer ce qui est beau est aussi et surtout le résultat d’une imprégnation. Chez les Kieffer, les cinq enfants ont été sensibilisés à la beauté dans leur univers quotidien. Mettre un beau couvert, bien présenter un plat, faire des bouquets de fleurs, chanter ou écouter de la musique, autant de petites choses qui marquent les enfants.

Pas facile néanmoins, remarque Aude de Kerros : « Dans un temps dominé par le confort et le refus des contraintes, la beauté est en exil, car elle demande, sinon un effort, du moins une attention ». Ainsi, « j’ai toujours entendu dire que l’élégance était une charité pour les autres », raconte Florence.

Il ne s’agit pas d’encourager à une trop grande coquetterie, mais, dit Jean-François Kieffer, « il est important de donner de beaux vêtements à nos enfants… ou de prendre le temps qu’il faut pour se faire refaire les dents ! A chacun aussi de trouver la manière de s’habiller qui sera en résonance profonde avec ce qu’il est ».

Comment former le jugement du goût ?

L’observation joue un rôle majeur. Anne Renon-Barek raconte la réaction d’Henri, 4 ans, devant la lune une nuit d’été : « Oh ! Maman ! La lune, on l’a retrouvée ! » « J’ai encouragé cet émerveillement en observant avec lui la forme de l’astre. Je lui ai aussi expliqué que, malgré son intensité lumineuse, la lune était un astre qui ne réchauffe jamais. »

Apprenons à nos enfants à formuler le pourquoi de leur goût ou attirance. « Je fais très attention à la précision du vocabulaire, explique Anne Renon-Barek. Le beau émet un certain rayonnement, une lumière qui capte notre attention beaucoup plus qu’une chose tout simplement jolie ». « Le beau n’est pas le joli, insiste à son tour Jean-François Kieffer. Le joli, c’est ce qui veut séduire, l’emballage. Dans nos discussions, aidons nos enfants à discerner l’authentique du clinquant. Montrons la différence qu’il y a entre quelqu’un qui a le « look » qui fait vendre et la personne belle parce qu’elle donne de la joie comme une Mère Teresa. Dans Le Seigneur des anneaux, les hobbits sont beaux parce qu’ils pardonnent, même s’ils ont les pieds poilus ! »

« Apprécier le beau, c’est comme apprécier le vin », note Flore Talamon. Il faut former son palais. Avec un goût affiné, on devient capable de faire la différence entre un grand cru et une piquette. « Plus on a une culture visuelle, plus le regard est exercé, plus on peut dire que quelque chose est de bonne qualité ou pas », explique Aude de Kerros. Même chose pour la musique : l’oreille se forme et s’affine. La formation d’un jugement critique est une arme excellente à donner aux enfants. Elle leur permet d’opérer un tri parmi la multitude d’images ou de sons qui les submerge.

Ce qui émerveille l’enfant ne nous intéresse pas forcément. Qu’importe ! Il faut savoir écouter et encourager. Colombine, 6 ans, est passionnée de cailloux. Bien qu’encombrante, sa collection est en bonne place dans sa chambre, et Lucie, sa mère, fait l’effort de s’intéresser à la description régulière et enthousiaste des minéraux. Aux parents de veiller à ce que s’exprime la sensibilité particulière de chaque enfant. Pour Jean-François Kieffer, « il y a un certain racisme de la beauté » qui consiste à rejeter ce qui ne se fait pas, ou ce que nous ne connaissons pas. «Quelqu’un aimera un dessin simple, un autre un trait plus chargé, plus baroque. » Un enfant peut aimer l’abstraction, même si sa famille apprécie traditionnellement l’art figuratif.

Paillettes, couleur criardes… les attirances des petits nous déconcertent souvent. Les enfants sont façonnés par leur époque et modelés par les goûts ambiants. Pour Flore Talamon, « rien d’étonnant à ce que les filles aiment le rose, elles baignent dedans dès leur plus jeune âge ! » Question de culture, ici c’est le rose, là le rouge. « Je ne pense pas qu’il y ait un bon goût et un mauvais goût pour les petits enfants », remarque Flore.

Une fois l’observation effectuée, l’enfant est libre d’apprécier ou pas. « J’ai beaucoup de mal à accepter les goûts de mes enfants, raconte Bernard, un père de famille, mais je sens que si je m’oppose à eux, ils se braqueront. » Nous pouvons ne pas aimer ce qu’un enfant nous présente, avant tout, restons détendus : les goûts évoluent avec l’âge… et la mode. Laure, mère de deux enfants, se souvient : « Mon fils Pierre s’est pris de passion pour les Pokémon. Après avoir regardé le film six ou sept fois, il a trouvé que c’était nul. J’étais contente qu’il s’en rende compte tout seul, sans que j’aie à trop argumenter ».

Avec les plus grands, dialogue et humour peuvent aider à désamorcer les conflits. Mais ils sont pires que tout les jugements définitifs du style « Tes vêtements sont affreux ! » Mieux vaut dire franchement ce que nous ressentons : «Je trouve que ces vêtements t’élargissent »…

L’enfant doit passer par des oppositions pour se construire – la formation du goût n’échappe pas à la règle. La maturation arrive à la fin de l’adolescence… patience, donc, en attendant la récolte des fruits de notre éducation culturelle.

Le beau, chemin de contemplation

Pourquoi initier nos enfants au beau ? Pour Florence, « parce qu’il développe une ouverture, une capacité à recevoir quelque chose qui nous dépasse ». Pour le percevoir, disponibilité et silence sont nécessaires. Certes pas facile quand l’utilitaire règne en maître. Mais ce qui est certain, c’est que côtoyer des choses belles, même discrètes ou cachées, contribue à la paix intérieure. Pour Jean-François Kieffer, « le beau rassure, apaise, mieux, il élève l’âme ». Totalement gratuit, il est à l’opposé du consommable. Même si c’est parfois laborieux, provoquer les occasions de contempler la beauté en famille amène à récolter de grands moments de joie partagée.

Le beau est aussi le moyen de faire accéder à des réalités cachées. Aude de Kerros explique : « Plus les réalités sont de l’ordre du non rationnel, de l’âme, des émotions, plus elles sont difficiles à communiquer. Mais par l’art, elles le deviennent ». L’art est capable par exemple de faire toucher aux fidèles quelque chose des mystères de la Foi, que la raison aurait bien du mal à exprimer. Elle poursuit : « J’ai mille fois répété à mes enfants que ce qu’ils voyaient avec leurs yeux n’était que la petite partie émergée de l’iceberg, une trace d’un monde infiniment grand. Je leur ai suggéré que l’on pouvait lire à travers et que cela s’appelait lire les signes, comme on déchiffre les signatures du divin ».

Une idée : « le carnet des choses belles »

Acheter un gros cahier à spirales, à couverture épaisse et pages blanches. Proposer aux enfants d’y mettre ce qu’ils trouvent beau : une carte postale d’un lieu visité, un pétale de fleur, un croquis pris sur le vif ou un dessin, un poème ou une photo.

 

Pour les plus grands, encourager en plus à illustrer le beau dans les détails ou les petites choses : un chapiteau d’une église, une fleur poussant sur un tas de cendres, la lumière après la pluie, la main d’une statue, un regard dans un tableau.

La formation musicale inscrite dans la Constitution

Ce n’est pas (encore) en France, mais en Suisse : nos voisins helvètes viennent d’insérer la formation musicale dans leur texte fondateur, au travers de l’article 67a qui stipule que « la Confédération et les cantons encouragent la formation musicale, en particulier des enfants et des jeunes ». Mais cette inscription de la formation dans une constitution, unique au monde (à notre connaissance), d’où vient-elle ? C’est du suffrage universel qu’elle tient sa légitimité, puisqu’elle a fait l’objet d’une votation en septembre 2012. A la question « acceptez-vous l’arrêté fédéral du 25 mars 2012 sur la promotion de la formation musicale des jeunes ?« , les citoyens suisses ont répondu positivement à 72%.

Une fois ce principe inscrit dans le marbre de la Constitution helvétique, il faut le traduire dans la pratique. A ces fins, un programme pluriannuel sera prochainement voté par le Parlement. Le fondement de ce projet est clair : « le chant et la pratique active de la musique permettent de vivre des émotions intenses et stimulent les compétences créatives, émotionnelles, intellectuelles et sociales des jeunes personnes« . En quelques mots sont ainsi résumés la conviction que nous portons au travers des projets musicaux TEMPO. Même si cette dynamique ne se limite pas, pour nous, aux « jeunes personnes », mais participe au développement et à l’épanouissement de la personne, à tout âge.

Ces convictions sont appuyées par de nombreuses études, et il est intéressant de noter que l’OCDE (Organisme de Coopération et Développement Economiques) a publié en 2013 un rapport intitulé : « L’art pour l’art ? L’impact de l’éducation artistique« .  Pourquoi l’OCDE analyse et souligne l’apport de l’éducation artistique au développement économique ? C’est parce que « les compétences sont en passe de devenir la principale monnaie d’échange internationale au XXIe siècle« , souligne Barbara Ischinger, directrice de l’éducation et de la compétence à l’OCDE. « L’éducation doit notamment mettre l’accent sur les compétences qui favorisent l’innovation au sein de nos sociétés : créativité, imagination, communication et travail en équipe… L’éducation artistique est particulièrement bien placée pour favoriser ces compétences« . Et la musique est considérée, plus que toute autre forme d’art, comme particulièrement apte à développer ces qualités.

C’est pour toutes ces raisons que les jeunes helvètes sont fortement incités à pratiquer la musique. Attention, concentration, précision, travail collectif, qui associe dans un même mouvement une pensée abstraite et un geste physique. Une initiative qui pourrait inciter la France à faire de même ?

Heureux au bureau ?

Une étude a été réalisé par l’IFOP et le Work Place Index auprès de 1.000 cadres franciliens et 300 chefs d’entreprise d’Ile-de-France. Le sujet ? déterminer quels sont les critères importants qui permettent à vos collaborateurs de se sentir heureux au bureau. Un thème au coeur de l’actualité, quand on mesure la part croissante de « mal-être » chez les salariés.

Trois points principaux ressortent de cette enquête : la localisation du bureau lui-même est un point important, ce qui ne sera une surprise pour personne. Effectivement, un bureau facile d’accès, bien équipé en transports, facile d’accès, mais aussi en restaurants et en boutiques pour une petite pause plaisir à l’heure du déjeuner, … A cet égard, il semble que ce soit le centre-ouest parisien qui tienne la corde (1er, 2e, 7e, 8e, 9e, 16e et 17e arrondissements). 

Second critère important : le bureau doit être convivial. C’est ici une question d’espace, et d’agencement de l’espace. Est-ce que le bureau offre à la fois des espaces pour collaborer, des espaces pour être tranquille et travailler au calme, et des espaces collectifs pour se rencontrer entre collègues, de manière informelle.

Enfin, le bureau doit être bien équipé. L’équipement commence bien sûr par les facilités techniques pour un travail fluide et efficace : équipements informatiques, infrastructure télécom, sans oublier une bonne climatisation ! Mais au delà, ce sont également les équipements annexes : cantine, salle de sport, crèche, conciergerie… tout ce qui peut faciliter la vie des employés, en leur permettant notamment de gagner du temps dans l’organisation de leur vie quotidienne. Quand on ne regarde pas tout le temps sa montre pour être sûr de partir à l’heure pour chercher ses enfants à la crèche ou son costume au pressing, on est bien plus concentré et efficace ! Il est intéressant de noter que 50% des collaborateurs estiment que leur employeur ne prend pas suffisamment ce critère en considération.

Un moyen efficace et bon marché de rendre votre bureau plus convivial et mieux équipé : la chorale d’entreprise, à l’heure du déjeuner ! Une fois par semaine, un chef de choeur professionnel vient faire chanter tous ceux qui le souhaitent. Pas de souci de niveau, tout le monde est bienvenu. Il suffit d’une salle de réunion disponible, pas besoin de pousser les murs. Eventuellement vous pouvez même proposer à d’autres entreprises de votre immeuble ou du quartier de se joindre à vous. Un projet fédérateur, convivial, qui vient également favoriser le développement de l’écoute, l’attention, la créativité. Sans compter le bonheur partagé d’un éventuel concert de fin d’année ! Une entreprise qui rayonne, avec des collaborateurs heureux. Et si vous le souhaitez, vous pouvez également mettre la puissance fédératrice et épanouissante de la musique  au coeur de vos séminaire d’équipe : pour un team building original, à Paris, en Ile-de-France et au delà, pensez aux percussions brésiliennes, aux percussions corporelles, au soundpainting ou à la création de chanson pour des expériences fortes en équipe.